Affichage des articles dont le libellé est Richard-Bessieres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Richard-Bessieres. Afficher tous les articles

jeudi 4 juillet 2013

Richard Bessieres - Quand la Machine fait Boum - Anticipation - 1981




La saga de la machine est une des sagas les plus prolifiques et les plus droles de l'univers de Richard Bessière. Elle met en prise une drole de machine permettant de générer et de voyager dans des mondes parallèles. Elle embarque avec elle deux familles terriennes les Gordon et les Brent ainsi que ses créateurs et ennemis les Kruchtiens ou Cornus. Chaque roman met en prise les différents protagonistes évoluant dans differents mondes paralleles tous plus delirants les uns que les autres.

Résumé 

Notre chère Machine, affectueusement surnommée Teuf-Teuf par ses hôtes terriens, est amoureuse. Et une machine amoureuse est prête à tout. Même à retourner auprès de ses ennemis intimes et créateurs, les Cornus, pour épouser sa tendre moitié.

Mais le fils Gordon, Bud, s'arrange pour que les terriens, invités au mariage, se retrouvent dans des situations embarrassantes. Teuf-Teuf s'arrange alors pour évader ses amis terriens sur une succession de mondes où ils devront faire face à différentes épreuves avant de pouvoir retourner sur Terre.

Ils devront affronter un monde où l'on travaille dix heures par semaine, avant de retrouver Adam et Eve 

Mon avis 

Le dernier tome du cycle de la Machine trouve encore d'étonnantes résonnances de nos jours, preuve du caractère visionnaire de Richard Bessière (ou finalement du peu d'évolution de notre société).

Naviguant d'un monde où le temps de travail est ramené à dix heures par semaine. L'auteur y aborde ses thèmes de prédilection comme la robotisation à outrance et la déshumanisation de notre société. Il y aborde des thématiques très actuelles comme l'hyper consommation technologique et l'influence de la société par le marketing commercial. Il y brocarde pêle mêle l'oisiveté humaine, la bureaucratie et la société de consommation.


Le deuxième monde reprend les thèmes de la crise pétrolières sous forme d'une pénurie d'oxygène. Il y montre l'adaptation des hommes à la crise plutôt que de lutter contre.


Ce livre est plaisant à suivre de par son ton joyeux et ses nombreuses boutades. Bien que bâclé sur la toute fin, il se révèle plaisant à lire.

Un livre qui se lit rapidement (environ deux heures)

mardi 2 juillet 2013

Digression : Comment devient on un lecteur de roman de SF ?

L'autre jour, j'essayai de me souvenir à quelle occasion j'avais lu mon premier roman de Science-Fiction et pourquoi j'avais choisi ce livre-là.

Ma première réponse (qui s'avèrera erronée par la suite) était Dune de Frank Herbert.
Mon premier contact avec cette oeuvre magistrale s'était faite au travers d'un jeu vidéo Dune par Cryo qui reprenait l'histoire des romans pour en faire un jeu d'aventures et de stratégie. On était en 1992. Le gimmick "Le dormeur doit se réveiller" que l'on retrouve dans le jeu saturait les ondes et les soirées en discothèques de cette époque via le titre de Pleasure Game.
A l'époque, deux choix s'offraient à moi, soit regarder le film de David Lynch, soit entrer dans une librairie et acheter mon premier roman Dune. Je pris la deuxième option et mon doigt s'engouffra dans l'engrenage de la science-fiction. Rapidement, j'achetais la série complète que je dévorais en un été. 

Après avoir réfléchi un peu plus longuement, je me suis souvenu que le cinéma m'avait déjà conduit à la SF quelques années auparavant.
Je trouvais en fouillant dans la bibliothèque de mon frère une version papier du film War Games. Je pense avoir lu ce bouquin cinq-six fois en une année. C'était là, mon véritable premier roman de SF que je lisais.

Par la suite, le père d'un ami me fit découvrir la collection Anticipation de Fleuve Noir et je fus particulièrement attiré par le style très deuxième degré de Richard Bessière, notamment par l'entremise des histoires de la machine. Cette passion pour cet auteur me fait courir aujourd'hui encore dans les bouquinistes de France et de Navarre (voire même les bouquinistes Québéquois).

En faculté, une amie me proposa de me prêter un petit livre "La planète au vent de Folie" de Marion Zimmer Bradley. Et là aussi, je me retrouvais à courir les bouquinistes à la recherche des livres de "La Romance de Ténébreuse".

Vous aussi, comment avez vous découvert la littérature de science-fiction ?
Par votre entourage ? Par Hasard ?

jeudi 27 juin 2013

Richard-Bessieres : Les Conquérants de l'Univers (Anticipation - 1951)



Premier roman de la collection Anticipation du Fleuve Noir, ce livre écrit par un des piliers de la littérature SF française, ouvrira la voie à une collection fournie de livres qui régaleront des générations de lecteurs des années 50 jusqu'à nos jours. 


Résumé 

Les aventures du professeur Benac et de ses assistants à bord du Météore, vaisseau conçu pour les voyages inter-planétaire. 

Le professeur Benac, aidé de son filleul Richard, du mécanicien Ficelle, du journaliste Jeff, du mécène brésilien Don Alfonso et de lady Mabel parte à la conquête de l'espace afin de visiter les planètes du système solaire. 

La première étape les emmènera sur la lune et leur permettra de rencontrer une faune située dans la face cachée. 

La deuxième étape les mènera sur Mars où ils feront la connaissance de ses habitants qui les accueillent en héros et leur dévoilent les secrets de leur technologie et de leur société. 


Mon avis 

Premier tome d'une série de cinq livres, ce "Conquerant de l'Univers", qui donnera son nom à la série, pose rapidement les différents personnages pour attaquer le sujet principal, la découverte de formes de vie sur les autres planètes du système solaire. 

De caractère assez didactique, Richard Bessieres truffe son livre d'explications sur l'astronomie et la physique, de manière un peu rébarbative parfois. Mais la légèreté des situations ainsi que l'écriture dynamique et plutôt joyeuse rendent ce livre plaisant à lire. 

Publié au début des années 50, certaines vues d'esprit ainsi que le style du livre sont devenues surranées. Il faut y voir quand même un certain regard critique de l'auteur sur son époque ainsi qu'un certain intérêt pour l'évolution des civilisations. 

Un livre qui se lit rapidement (environ deux heures)